Perspective 2019 : les grands dossiers de l’année en Normandie

Février a sonné le glas de la période des vœux mais l’année 2019 en est toujours à ses balbutiements. Après un flash-back sur 2018, Normandie 360° vous propose de prendre le pouls de l’année à venir et de zoomer sur les temps forts attendus en 2019 en Normandie : grands chantiers, évènements clés ou changements d’envergure.

L’Armada 2019 fera voguer la Normandie… et fêtera ses 30 ans !

Cap sera donné sur la 7édition de l’Armada rouennaise qui soufflera un sacré joli nombre de bougies pour l’occasion. Reconnue comme un « élément fédérateur » de l’axe Seine, l’Armada rassemblera, du 6 au 16 juin, sur plus de 7km de quais, une cinquantaine de voiliers, bâtiments de guerres, bateaux en tous genres et quelque 8 000 marins à la barre, que viendront admirer plusieurs millions de visiteurs. L’événement est un vecteur d’attractivité important pour la région et l’un de ses grands rendez-vous touristiques. Au programme de l’édition 2019 :

  • un grand « Village de l’excellence normande» organisé par la CCI, Normandie Attractivité, la French Tech, Normandy Invest… ;
  • l’escale de l’Hermione, célèbre réplique de la frégate de Lafayette, attendue le vendredi 7 juin. Après près de 10 années en cale à Rochefort où la frégate fut reconstruite selon les méthodes d’antan et à l’identique, celle-ci entame plusieurs voyages au « plus ou moins » long-cours. Son périple normand, baptisé Normandie liberté, la guidera jusqu’à Rouen ;
  • la visite de 3 géants russes : Mir, Kruznshtern et Sedov (le plus grand voilier-école du monde (117m) ;
  • une barge géante (114 sur 15 m), affrétée par la métropole, pour se ressourcer mais aussi informer sur le nouveau quartier Rouen Flaubert et la Cop 21 locale ;
  • l’installation de la City Skyliner créée en Allemagne en 2013, soit la tour panoramique la plus haute du monde, qui sera, depuis ses 72m de haut, une plateforme d’observation privilégiée de l’événement ;
  • un club entreprises baptisé « Armada business club», drivé par Paris Normandie et qui permettra aux entrepreneurs d’aller à la rencontre de nouveaux partenaires éventuels et  de travailler leur visibilité ;
  • une application mobile Rouen Investir l’Armada pour obtenir et partager les informations « business » ad hoc propres à cette 7édition ;
  • une soirée « Investir l’Armada » le 13 juin, organisée par Rouen Normandy Invest, pour aider les entreprises à capitaliser sur l’événement.

Sans oublier les concerts gratuits, feux d’artifices et la grande parade finale évidemment !

Pour en savoir plus et découvrir nos pages dédiées, rendez-vous sur la plateforme Normandie 360°.
Contact bureau de l’Armada : Hangar 23, Tél.02 35 89 20 03

Brexit, le bras de fer continue : un enjeu de taille pour la Normandie

Le 29 mars, le Brexit fera officiellement ses premiers pas. Mais l’entrée en matière ne se fait pas sans heurts et, à l’heure où nous écrivons, la semaine est encore chargée en rebondissements.

Pêche, croisières transmanche, tourisme, logistique, le Brexit impactera de nombreux secteurs d’activités normands. Les ports se préparent déjà au rétablissement des contrôles douaniers, qui viendront toucher les voyageurs, mais aussi les entreprises exportatrices et importatrices. Les cellules conseils des douanes sont dans les starting-blocks pour répondre aux questions et aider les entrepreneurs – pas encore bien prêts – à se conformer aux nouvelles exigences.

Le 17 janvier, une rencontre de travail avait ainsi rassemblé les professionnels de la filière Logistique Seine Normandie (LSN) et Ports de Normandie. Près de 200 000 camions traversent effectivement la Manche chaque année via les ports du Havre, de Caen, de Cherbourg et de Dieppe. Après le Brexit, 40% d’entre eux devraient faire l’objet de contrôles vétérinaires et phytosanitaires. Seul le port du Havre serait à ce jour suffisamment équipé (procédures, outils, effectifs) ; on estime à 20 ou 30 millions d’€ le coût des investissements nécessaires pour la mise en conformité des autres ports normands (Cherbourg, Caen-Ouistreham, Dieppe). Hervé Morin a d’ailleurs réclamé l’aide de l’État et de l’Europe et s’est rendu à Bruxelles le 29 janvier pour en débattre.

À l’échelle européenne, les accords n’ont pas encore été trouvés avec le Royaume-Uni, la perspective d’un « no deal » est, en ce début février, toujours la plus probable (pour rappel, mi-janvier, la Chambre des communes britannique a refusé de signer l’accord ratifié par Theresa May et les dirigeants de l’UE fin novembre, après 17 longs mois de négociation.) Reviendra-t-on à une frontière physique entre les deux Irlande ? L’UE s’y oppose catégoriquement et prône le backstop… Sans accord, les douaniers appliqueront les mêmes dispositions que pour un pays hors espace Schengen. Le bras de fer entre le Royaume-Uni et l’Europe est loin d’être terminé, même si le temps presse. Une bonne nouvelle cependant, les ports normands, exclus, en août dernier, par l’Union européenne du nouveau tracé du corridor transeuropéen mer du Nord / Méditerranée devraient être réintégrés dans le futur tracé reliant l’Irlande au continent. Suite du dossier en avril.

Pour un Brexit pratique et évaluer l’impact de celui-ci sur votre activité, contactez la Direction générale des entreprises à l’adresse : brexit.entreprises@finances.gouv.fr

Les premiers pas de « Le Havre Seine Métropole », ex-Codah

Number 2 ! Voilà,ça y est, le 1erjanvier 2019, le mariage a été célébré entre la Codah, la  Comcom Caux Estuaire et la Comcom du canton de Criquetot l’Esneval. La nouvelle entité, baptisée « Le Havre Seine Métropole », grimpe sur la 2emarche du podium des intercommunalités normandes, avec 275 000 habitants au compteur et 54 communes.  Pourquoi cette fusion ? Pour peser plus lourd à l’échelle régionale et proposer une meilleure gestion de l’argent public et une meilleure offre de services aux habitants. Qu’attendre dans les mois à venir ? La création d’une nouvelle identité, la constitution d’une nouvelle gouvernance et l’établissement d’un premier budget, qui sera voté en avril 2019 (500 millions d’€ ont été évoqués, dont 150 à 170 millions d’€ dédiés à l’investissement). La question de la place des petites communes se posera évidemment, ainsi que le maintien des services de proximité de qualité (que les « petits » ne soient pas noyés dans la « masse » des grands.) Le 15 janvier, Luc Lemonnier a été élu à la tête de la nouvelle entité, avec 15 vice-présidents.

À l’occasion de ses vœux, le président a ainsi décliné ses priorités :

  • la lutte contre la désertification médicale et la rénovation de l’habitat ;
  • la couverture du nouveau territoire par un réseau de transports publics adaptés aux besoins ;
  • l’accès au numérique pour tous ;
  • l’amélioration de la qualité de l’eau et l’optimisation du ramassage des déchets.

Fusion des ports d’Haropa : on attend le préfigurateur…

Et hop ! Une 5eplace au classement des ports nord-européens pour Haropa en 2018 ! Le GIE (Groupement d’intérêt économique) qui rassemble le port maritime du Havre (GMPH), le port de Rouen (GMPR) et le port fluvial de Paris (Ports de Paris) devrait céder la place à un établissement unique (EPIC) annoncé pour 2021. Soit très bientôt ! Mais le projet semble reculer plus qu’avancer et beaucoup, en Normandie, s’inquiètent. Dossier chaud s’il en est, le choix du « préfigurateur », chargé de mettre en place la fusion des ports d’Haropa. François Philizot, préfet délégué interministériel au développement de la vallée de la Seine, fait partie des sommités dont le nom circule.

Si on reprend les étapes du projet, François Philizot avait ainsi été missionné, en novembre 2017, par Édouard Philippe, pour étudier la gouvernance éventuelle et future d’Haropa. Dans son bilan rendu mi-2018, François Philizot préconisait deux solutions :

  • la fusion pure et simple des 3 ports ;
  • la transformation d’Haropa en une « holding portuaire », sur le modèle d’Anvers, qui définirait la stratégie de développement et la politique d’investissement des 3 établissements, ces derniers devenant des filiales opérationnelles. Le meilleur moyen, selon Hervé Morin par exemple, de tenir la dragée haute aux grands ports du Nord de l’Europe.

Mais c’est la fusion (avec 3 antennes territoriales) qui aura gain de cause et sera ainsi annoncée par le Premier ministre le 15 novembre 2018 lors du comité interministériel de la mer (CIMER) à Dunkerque.

Le préfigurateur, qui devait être nommé avant la fin  2018, se fait donc attendre…

Autre « dossier  chaud » en standby, la localisation du QG du nouvel EPIC : Paris ou la Normandie ?

Le risque encouru, si une décision n’était pas prise rapidement, serait que les échéances électorales renvoient le dossier de la fusion aux calendes grecques. En attendant, la ministre des Transports, Élisabeth Borne, assure l’intérim auprès des syndicats.

Et aussi en 2019 :

la course aux municipales qui continue, les nouvelles rames de train Bombardier qui feront petit à petit leur entrée sur les rails de Normandie, le 75anniversaire du Débarquement et ses festivités, le nouveau tramway qui fera ses 1ers essais à Caen et même la Coupe du Monde féminine de Football au Havre (7 juin au 7 juillet 2019)…

À vos agendas, 2019 ne sera pas de tout repos !

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